Connaissez-vous Keith Harring ?

Découverte

Né en 1956 en Pennsylvanie, Keith Harring s’est fait connaître grâce à ses dessins à la craie dans le métro New-Yorkais, ce qui lui a valu plusieurs arrestations. Inspiré du graffiti mais aussi des dessins du désert de Nazca comme de l’univers de Walt Disney, son trait simple, presque enfantin, sous des atours de naïveté, porte toujours un message sur des sujets qui le touchaient profondément : l’éducation, la drogue, l’argent, le sida (maladie qui l’emportera à 31 ans), le racisme, l’homophobie, le nucléaire etc. Il est intéressant de noter qu’en plus de ses peintures, il a toujours voyagé pour créer des fresques, comme celle de l’hôpital Necker à Paris en 1987 par exemple ou celle sur le Mur de Berlin et que sa première exposition dans un musée a eu lieu à... Bordeaux ! En tant qu’artiste évoluant dans le New York de la fin des années 70/début 80 auprès de Basquiat et Warhol (qu’il a emmené au mariage de Madonna en invité surprise !) , il a toujours voulu que ses œuvres soient accessibles au plus grand nombre et non pas réservées à une poignée de collectionneurs richissimes. Le fait de faire pas mal de produits dérivés, et donc de rentrer dans la « pop culture », lui a d’ailleurs valu pas mal de critiques dans le monde de l’art. 

New York a toujours été une ruche créative mais à cette époque, toutes les cultures se télescopaient allègrement : le punk, la photographie, le disco, la peinture, le clubbing, le jazz, le hip hop naissant... Harring, du fait de son statut d’artiste reconnu a été autant un spectateur privilégié qu’un acteur enthousiaste réalisant des flyers de soirées ou peignant des oeuvres dans des clubs . Son amitié avec un certain nombre de musiciens tels que Madonna ou Grace Jones (dont il a entièrement peint le corps pour les besoins d’un clip) et surtout le Dj Larry Levan, grand maître des platines du Paradise Garage, qu’il admirait par-dessus tout, ne sont plus un secret pour personne. Logiquement certains labels musicaux l’ont sollicité pour créer des pochettes de disques avec sa patte si particulière : du disco de NYC Peech, Boys, au funk moite de Sylvester en passant par les rappeurs de Run DMC, le projet house Crystal Waters ou même le grand David Bowie, tous ont eu l’honneur de se voir gratifiés d’un visuel signé Keith Harring. 



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